L'histoire

Des bateaux-lavoirs

Arrière plan de l'histoire du Bateau-Lavoir

Le Bateau Lavoir : ce n'est pas qu'un nom...

C'est aussi une histoire... L'histoire d'un nom... auquel nous voulons redonner toute sa signification. Il n'y a pas, à notre connaissance et après recherches, de raison précise pour laquelle ce restaurant a été baptisé "Le Bateau Lavoir". Était-ce une passion de la mer ? des bateaux en général ? ou plus précisément des "bateaux lavoirs". Notre curiosité nous a amenées à rechercher une histoire, un passé, des photos... Nous n'avions jamais entendu parler de ce type de bateau. Nous voulions associer ce nom très particulier à notre restaurant en y mêlant ce côté historique, car les bateaux lavoirs ne sont plus en service, mais aussi des photos anciennes qui rajoutent à l'histoire de ce petit monument de l'eau...

Un peu d'histoire

Le bateau lavoir pourrait être considéré comme l'ancêtre de notre machine à laver... L’origine des bateaux-lavoirs parisiens remonte à 1623, lorsque le pouvoir royal concéda à un certain Jean de la Grange le droit d’installer des « bateaux à laver la lessive », où bon lui semblait, et en tel nombre qu’il le désirât, pourvu qu’il n’empêchât pas la navigation... Le premier lavoir flottant est établi à bord d’un bateau amarré sur la Seine. Ce bateau-lavoir, la Sirène, propose déjà les appareils les plus perfectionnés de l’époque. Il a été détruit par les glaces durant les grands froids de 1830. Les bateaux-lavoirs sont longs de 25 à 30m. Au premier niveau se trouvent les postes des blanchisseuses et, au milieu, deux rangées de chaudières posées sur des briques. L’étage se partage entre l’habitation du patron et le séchoir.

Un bateau-lavoir à côté du pont du Carrousel à Paris

En 1852, il existe dans Paris 93 lavoirs et buanderies, principalement répartis dans les divers quartiers pauvres, comme le Lavoir Moderne Parisien dans le quartier de la Goutte d'Or. Les bateaux-lavoirs stationnant sur le canal Saint-Martin sont au nombre de 17, ceux sur la Seine s'élèvent à 64. Mais pour beaucoup de familles pauvres, l’usage des bateaux-lavoirs est trop onéreux et, depuis les quartiers éloignés, il est bien pénible de porter son linge aux bateaux-lavoirs sur une brouette.

Bientôt le nombre des bateaux-lavoirs parisiens diminue. En 1880, il n'y a plus à Paris que 23 ces lavoirs flottants, dont 6 sur le canal Saint.

Un bateau-lavoir

C'est surtout au XIXème siècle que les bateaux-lavoirs se développent partout en France. Les lavoirs flottants sont pourvus de buanderies à partir de 1844 afin de lutter contre la forte concurrence des lavoirs publics et des grandes buanderies de banlieue qui ne cessent de se créer, véritables usines à laver qui mettent à disposition des laveuses eau chaude, essoreuses, séchoirs à air chaud et à air libre, réfectoire et même parfois salle de garde pour les enfants en bas âge.

L'intérieur d'un bateau-lavoir

Ils finissent par disparaître dans la première moitié du XXe siècle, à cause de l’arrivée de l’eau courante dans les immeubles parisiens, et parce qu’ils constituaient pour les bateliers, une entrave à la navigation.

Source : Jean d'Orbigny

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